affiche Annale

Conclusion en forme de communiqué de presse

Genève, le 26 novembre 2002

Madame, Monsieur,

Suite au vernissage de notre événement qui a eu lieu le 23 novembre dernier, il nous a été signifié l’interdiction de pénétrer dans les 2 locaux de La Première Annale genevoise d’Art contemporain. Cette exposition est donc annulée sur ordre du Procureur général, M. Zappelli.

Contre toute attente, l’avis d’évacuation de l’immeuble du 19 av. de la Jonction est fixé au 27 ou au 28 novembre (selon qui nous l’annonce toujours par oral), mais celui concernant notre exposition était fixé 24 novembre.

La seule lettre reçue mentionnant l’interdiction de maintenir l’exposition a été signée par la Brigade des Squatters. Aucun des bénéficiaires d’une convention, aucun des squatters, aucun des organisateurs de l’Annale n’a reçu de lettre signée des autorités (DAEL, DAC, DIP, bureau du Procureur général) confirmant les dires de la police (Brigades des squats) et expliquant pourquoi les conditions sont distinctes suivant les utilisateurs de l’ancienne usine Kugler. Les courriers envoyés à M. Moutinot et M. Zappelli sont restés sans réponse à ce jour. Mme Spoerri a elle-aussi confirmé l’évacuation, jamais par écrit. Aucune décision administrative n’a été déposée sur laquelle le Procureur général pourrait statuer. M. Moutinot n’a donc pas le droit de prononcer une évacuation.

Par ailleurs, tout comme les autres associations sises dans l’immeuble, nous n’avons pu avoir accès au prétendu rapport de sécurité faisant suite à l’incendie et contestons que les conditions soient différentes de ce qu’elles étaient avant le sinistre.

Nous avons tous été averti oralement par la brigade des squatters que l’immeuble entier serait interdit d’accès et muré cette semaine. Aucun projet immobilier de restauration ou de rénovation n’est prévu à cet instant. L’endroit sera simplement fermé pendant des années, nos autorités privant ainsi un nombre considérable d’artistes de leurs lieux de travail.

Tout le monde sait qu’à Genève pour obtenir des atelier (ou des appartements), il faut passer par les régies immobilières qui demandent des justificatifs financiers que la plupart des artistes ne peuvent fournir. Il faut d’ailleurs bien travailler à notre art pour être reconnus et sans endroit comment faut-il faire ?

Nous sommes à votre disposition et vous adressons nos meilleures salutations.


Fabien Friederich et Michèle Lechevalier

   
   
         
 

Un certain nombre de personnalités aurait du intervenir lors de l'Annale.

Alexandre Bianchini (artiste genevois)

Gauthier Huber (historien d'art)

Jeremy Narby.

 
     

   
         
la police !
                             
Avec le soutien du fonds municipal d'art contemporain & du Fonds cantonal d'art contemporain